J'ai écrit ce texte dimanche soir. C'est plus ou moins “brouillon” mais l'idée principale étais de faire le point sur ce que j'ai découvert mais surtoutde partager sur comment je me sentais intérieurement depuis l'arrêt de l'alcool et du cannabis. N'hésitez pas à me poser des questions. Bonne lecture. Lo
Mes progrès Le dimanche 7 juin 2009
Depuis que je suis abstinente, c'est-à-dire le 21 mars 2009, j’ai fait des progrès sur moi-même et pour un mieux être. Mon but est d’avoir une abstinence heureuse et bénéfique pour moi-même et les autres. Cette quête intérieure, je l’ai commencé il y a très longtemps. Peut être depuis toujours. En effet, je ne me suis jamais sentie bien, jamais comprise ni aimé. Bien sûr, j’ai étais aimé par mes parents, à leur façon. Je comprends, en écrivant, que dès ma naissance, je ne m’aimais pas. Je ne comprenais pas les attitudes des adultes, pourquoi tant de haine, tant de peur ?
La peur, elle transpirait et rendait l’air lourd. Elle me pénétrait au plus profond de mon être. Je savais, au fond de moi, qu’il n’y avait rien à craindre, je le sentais mais je ne pouvait pas faire faux bond aux adultes, comment aurais-je fais ? J’ai donc laissais faire, j’ai cru à leur peur, je les aie vécues. Elles ont guidées ma vie, elles sont devenues partie intégrante de moi. Je les aie encouragées, elles ont pris les commandes. Elles me rendaient la vie insupportable, elles m’ont empêchés d’aimer, de m’aimer. En fait, elles m’ont emmené vers les substances qui permettent de les esquiver. Géniales, grâce à l’alcool et au hasch, j’avais moins peur. Le pied, rien ni personne ne m’effrayaient. Je pouvais enfin exprimer ce que mon âme hurlait. Rien à foutre !! J’avais tellement contrôlais mes rires, mes chagrins, mes colères. Ces dernières terrifiaient les grands… Ne pas trop s’exprimer, s’effacer pour ne pas ce faire remarquer, pour ne pas avoir l’air faible !! Ah, la faiblesse !! Danger… Surtout, la cacher… Qui sais, on pourrait croire que nous sommes humains…Quelle honte… Faut être forte. Faut se contrôler, ne rien montrer. Et si les autres s’en servaient contre nous… Vous vous rendez compte ? Avec la défonce pas de prise de tête, c’est cool, nous sommes tous pareil, dans la fuite, le « no cares » !! Nous sommes protégeait. En paix dans notre bulle. Rien ne peut nous atteindre même l’amour. Aucun danger, aucun risque d’être déçu ou de se tromper… Rien à foutre…Tous des cons et moi avec…
J’ai cru longtemps qu ils avaient raison, ne rien oser pour ne rien risquer… Pour ne pas être déçu et si jamais ? On ne sait jamais, nous pourrions être heureux ? Nous n’avons pas le droit. Ben oui, souviens toi, nous sommes des pêcheurs, des faibles de la chair. Seul quelques élus ont la suprême Vérité. Ils nous l’ont dit, ils nous l’on ancré dans nos chairs, depuis des siècles et des siècles. Nous, nous sommes des bons à rien, nous sommes des pêcheurs, des être tellement imparfaits, tellement pas comme eux. La peur nous a été imposée pour nous faire croire que nous n’avons pas le droit d’être heureux et combien nous sommes imparfaits. Ces êtres éveillés ont-il étaient heureux ? Je ne le sais pas, je l’espère car je ressens au plus profond de ma conscience que je suis, nous sommes, ici bas pour cela, rien que pour cela.
Que de souffrance et de dégoût de moi-même pour comprendre cela. Combien d’alcool et de hasch ai-je du absorber, acheter pour comprendre cela. Tellement de colère et de haine des autres pour que je comprenne cela ! C’est fou de vivre des expériences d’extrême haine de soi pour en arriver là ! Combien de fois m’ai-je humilié, salie, pervertie ! Combien de mensonge et d’hypocrisie pour arriver au bonheur intérieur. J’ai conscience que tout le monde ne doit pas passer par là pour en arriver à Toi mon cher Bonheur. Je T’ai cherché partout où je pensais Te trouver. Et où Te cachais tu ? Là, juste là ! Tout près de moi. En moi. Je T’ai trouvé dans l’acceptation totale de ma détresse. Je T’ai trouver quand j’ai cesser de lutter contre ces produits qui avaient pris la maîtrise de ma vie. Je T’ai trouvé quand j’ai Lâcher prise. Quand j’ai osé dire « j’ai peur », « je ne suis pas parfaite ». Je T’ai trouvé quand j’ai admis ma totale impuissance face à mes dépendances. Je T’ai trouver quand j’ai cesser de chercher au dehors de moi. Je T’ai trouver quand j’ai cesser d’accuser mes parents, les autres d’être responsables de ma souffrance.
Aujourd’hui, je Te découvre, je Te chéri. Je T’explore sous toutes les coutures. Parfois je crains de Te perdre mais quand je me pose, Tu es là, juste là. Tu me guides sur le chemin pour faire naître, faire vire l’Amour. L’Amour de soi. Ca marche !! Je T’ai enfin trouvé, je Te vis. C’est si simple que j’ai envie de pleurer. Pleurer de joie. Je souhaite à chaque être de Te ressentir. C’est en me regardant telle que j’ai agis, pensé et vécu pendant toutes ces années de défonce que je T’ai ouvert la porte. Tu est venu Plein d’Amour et de compréhension. J’ai tout Ca en moi ? Dire que je T’ai rencontré il y a peu de temps.
Biensûr longtemps, je T’ai appelé, souhaité, implorer puis maudit, je T’ai même trouvé con, ridicule. J’ai pensé que Tu n’étais pas pour moi. Mais secrètement je n’ai jamais cessé de Te chercher. J’ai compris qu’au-delà de t’imaginer, j’ai dû agir, poser des actes concrets car mes compagnons de vie, l’alcool et le hasch, faisaient barrage. Ce n’était pas leur avantage que je te trouve… Ben oui, je n’aurais plus besoin d’eux si Tu prenais leur place. Je les ai laissé tellement de fois et Tu n’arrivais pas, je ne Te trouvais pas, je ne Te ressentais pas, alors je suis retourné vers mes chères cruelles. L’effet était immédiat. Cash, elles me faisaient planer direct. Du moins pour un temps. Très vite, elles devenaient indispensables et prenaient toute la place dans ma vie ; celle de mon fils, de mon travail, de mes amis, de mon corps, de ma raison et de moi-même. Elles reprenaient le contrôle à chaque fois. Et ceci pendant 20 ans. Vingt ans de bataille, de bagarre et de lutte pour comprendre que je devais juste lâcher prise Elles m’ont fait perdre du temps mais dans le fond, cela valait la peine car je T’ai trouvé mon Très Cher bonheur intérieur. Tu es meilleur que je le pensais. J’ai compris que toutes ces années de défonce, de déchéance m’ont permis de me comprend, de me connaître, d’accepter mes faiblesse, mon humanité et celle des autres. D’être sincère pour ne plus retourner d’où je viens. C’est mon expérience de vie. Tout reste à créer, à imaginer, à mettre en action pour continuer mon chemin avec Toi Mon Cher Bonheur intérieur. Te rencontrer fût simplement compliqué.
Mon souhait, aujourd’hui, est de continuer à Te connaître, Te découvrir chaque jour et surtout de Te partager avec d’autre. Tu es tellement Bon avec moi. Tu es une partie de moi-même que je ne soupçonnais pas. Comme je le disais je ne Te pensais si près de moi, si disponible à tout moment. Simplement, en me posant, en respirant, en me recentrant, en m’aimant un tout petit peu car nous sommes des Amis qui venons de se rencontrer. Nous nous apprivoisons. Et oui, avec tout ce que j’ai fait dans ma vie, dans mes défonces ; les mensonges, les trahisons, les gestes de violence, les erreurs et les échecs ; je ne pensais pas Te mériter. Je pensais que j’étais une mauvaise fille qui ne savait pas se maîtriser. Je me pensais malsaine, coupable de mon alcoolisme. Les gens me disaient que si je le voulais vraiment je devais arrêter ou modérer ma consommation. Eux, ils y arrivaient. Alors pourquoi moi, je buvais et je fumais à en perdre la raison. Bad girl !! En fait, je suis tout simplement dépendante, je suis une malade alcoolique.
Tu sais, j’ai cru Te trouver certaine fois : lorsque je trouver du bon shit ou lorsque je n’avais fais aucune connerie sous alcool ou encore quand j’ai conclu avec un beau mec. Je croyais que Tu étais là mais rapidement tout repartait en couille. J’agressais quelqu’un, le mec m’avait baisé et je tombais sur du mauvais bédo… C’était un bonheur factice, éphémère.
Lundi 8 juin 2009
Ca fait drôle de relire ces lignes. Cela me replonge dans mes excès. Elles me rappellent combien j’étais mal. Combien ce fût difficile d’arrêter et de juste essayer de vivre sans produits dans mon corps, dans ma tête.
En fait j’ai bu mon premier verre d’alcool le 23 décembre 1987. J’avais 15 ans. Je n'avais pas envie de boire mais ils copains insistaient, pour fêter noël ensemble. J’étais amoureuse. J’ai cédé. Première cuite. Je n’aimais, tellement, pas le goût de l’alcool, j’ai coupais le champagne avec du sirop de menthe. Ca passait mieux. J’ai fini complètement saoul et j’ai fait n’importe quoi. Les 2 ans qui ont suivi, j’ai bu normalement comme tout le monde. Jusqu’au jour où les drames de la vie ont commencé. Le premier fut la mort d’une copine sous mes yeux, j’avais 17 ans. Et c’est là que l’enfer a commencé.
Dès que je prenais un verre, je ne pouvais m’arrêté, j’ai fait plusieurs coma. J’étais très mal. Je faisais n’importe quoi. Aucune peur, aucune estime pour personne, et encore moins pour moi-même. J’ai frappais des copines, dont une qui était à 6 mois de grossesse. Mon Dieu, j’ai honte. J’ai couché avec des hommes sans protection, sans Amour, sans respect. Rien à foutre. Seule ma douleur, mon mal être comptait. Je bossais tant bien que mal. Dans le boulot, j’ai eu de la chance car mes employeurs m’aimaient bien. Je trouvais toujours une bonne excuse pour les lendemains de cuite. Ca marchait. J’en ai dit des mensonges pour pouvoir me défoncer tranquille et fuir mes responsabilités. Les copains me pardonnaient mes pétages de plomb. Je culpabilisais mais j'avais encore plus soif. Une soif obsessionnelle.
Je dois aller au boulot.
A ce soir