une ‘tite pause

Bonsoir, cela fait quelques temps déjà que je n'aie pas écris. En fait ça me manque, ça me recentre de poser des mots sur une page blanche. Mon esprit s'apaise et s'éclairsit.

En pleine saison, j'ai un job à responsabilités et c'est la première fois. Cela me plait. les premiers temps ne sont pas évidents, du stress, de l'appréhension mais très motivée. Je gère une équipe et je réalise combien ce n'est pas évident d'être responsable, référant. De lacher prise et faire confiance. Il y a ceux qui assurent et ceux qui ont besoin de faire une expérience de ce job. Lâcher prise car je dois les laisser apprendre et éviter la toute puissance de mon expérience. J'aime (jusqu'à maintenant…) Plus le tempspasse et moins ils ont besoin de moi, là aussi je dois lâcher.

Sinon, je vis une belle abstinance. Je suis retournée en boite et j'ai réaliser que cela ne me convenait pas comme un flash back qui me ramène vers mes vieilles émotions, attitudes (flemme, négativité et létargie). Quelle vigilance faut-il!

J'ai seulement 3 mois et quelques d'abstinance et je me sens encore fragile mais tout va bien car je suis consciente et j'accepte d'expérimenter ces retours en arrière. Car cela me motive encore plus, cela me renforce.

Je vous souhaite de vivre cela si votre vie est sous l'emprise d'un produit car la liberté est si douce, si agréable.

Je vous souhaite le meilleur

 



un doux week end

Bonsoir,

Le week end est fini. Il fut sympa, simple et ressourçant. Vendredi soir réunion AA. Samedi papier, courses, piscine et hammam/sauna avec une amie. des rencontres ponctuelles souvant interressantes. Aujourd'hui chant. Et mon premier concert dans une crypte. Il n'y avait pas grand monde mais le public qui y était, était présent, et à participé. J'aime ces moments authentiques, sans fard, chacun vient avec ce qu'il est. Personne ne se compare, ne se juge. Qu'est ce que c'est confortable, reposant et épanoussant.

Quand, j'étais dans l'alcool et les produits, tout ceci me gonflait. En fait, chanter est un souhait depuis petite. Mais je ne pouvais le faire. J'étais dans le dégoût de moi. J'étais mal mais je n'arrivais pas à aller vers ce que j'avais envie, secrètement. De toute façon, je n'avais jamais d'argent, je préfèrais le garder pour boire et fumer. Seul ça comptait, j'étais obsédée avec la peur de manquer.

Quand, j'ai posé mon verre et le reste… Et oui, j'avais zappais que ces derniers mois, voire ces 2 dernières années, je prenais un peu d'héro et de temps en temps de la c. Je n'en reviens pas avec le recul. Ca me rendait malade (Héro). La c était rarement bonne. En fait, j'éviter de boire car je pétais trop les plombs donc je suis allée vers d'autre produits. Dieu merci, je ne suis pas tombait dedans. Quelle vie!!!Je l'accepte.. C'est fait je ne peux rien changer.

Tout ce que je peux faire, aujourd'hui, c'est ne pas oublier et rester sobre. Et comme je vous le disais plus haut, je pose de nouveaux actes. Beaucoup plus simple que dans mes fantasmes mais tellement riches.

Je vais bien… Je suis contente de moi…

A très bientôt

Je vous souhaite le meilleur



un jour à la fois

bonsoir a tous,

Je viens de visiter un blog, wouah, il est plein de couleur, d'icones, d'images.. Je ne sais pas faire…Du moins pas encore. Le mien est bien simple, blanc, je vais tenter d'y mettre de la couleur.

Pareil, j'ai lu sur la différence entre les articles et les pages, ben je ne comprend pas tout…bof, avec le temps et un jour à la fois…

Quelle paix d'être dans le présent moment. Parfois mon esprit part dans le passé ou se projete dans une semaine, un mois. Je m'inquiète ou je regrette. Et là, basta le mental, je me recentre sur le moment présent, la lègèreté, un souffle… Ouf, là maintenant tout va bien. J'ai l'impression que ça me renforce.

Justement, hier (lol), j'étais agacée toute la journée, je me suis levée de mauvaise humeur et ça a duré… Je ne savais comment lacher prise. Même en restant ds le présent, je ressentais de la colère… En fait, j'ai laisser faire, j'ai accepté cette émotion, après tout, je ne peux être tjrs en paix. Dès que j'ai fini le boulot, je suis allée courrir… Et ma journée c'est terminée avec le sourire

Aujourd'hui, ma journée fut bonne. Je me lance des 'tits défis telle que m'affirmer face des personnes un peu autoritaires. Je trouve… non, je prends ma place. Pas évident, j'ai toujours fuis ou laisser faire. Aujourd'hui, pas question. Du respect et de l'Amour en voilà un bon moyen de faire passer des messages…

Bon, je vais aller découvrir d'autres blog

A très bientôt

Je vous souhaite the best 

 



Tellement de chose à dire!!

J'ai créé ce blog pour mettre en mots mon parcours. Pour faire une sorte de point. C'est fou, le fait de savoir que vous pouvez me lire, m'oblige à chercher, peser mes mots. Ce n'est pas le but en fait. Je souhaite me lâcher mais faut du temps. C'est comme tout, il faut du temps pour s'habituer à l'inconnu.

 C'est comme l'abstinance. C'est une nouvelle façon d'être, de penser, de vivre. Et oui, c'est vital car si je garde le même comportement, la même façon d'agir, je retournerais vers mes anciens compagnons de galère. C'est du vécu. En effet, j'ai de nombreuses fois cesser de boire et de fumer mais je cotoyer les mêmes personnes. Ils consommaient, moi pas. Très vite les vieilles habitudes reviennent et je replongeais sans m'en rendre compte. Aujourd'hui, j'ai pris de la distance avec mes copains de beuvries et de défonce. Certains ont compris, d'autre non. Pas grave pour ces derniers, je sauve ma vie. Et oui, là où j'en étais c'était une question de vie ou de mort. D'ailleurs, on ne meurt pas de l'alcool, on en crève. J'en ai vu des gens en crever, dans leur pisse, dans leur merde. Dernièrement, un homme, très alcoolisé, a tenté d'éteindre le feu dans son appartement, pendant 30 mn. Imaginez-vous dans quel état il est maintenant…

Eh, je ne veut pas basculer vers un mélodrame, je parle de la réalité, des conséquences de l'alcoolisme.

Je suis reconnaissante d'avoir arrêté de me détruire. Quel bonheur!! Cette liberté, je ne l'avais jamais connue. Je découvre qui je suis car je me suis construite au travers de la défonce. J'ai donc tout à créer, tout à vivre.

Si vous qui me lisez, souffrez d'une dépendance sachez qu'il y a une issue. Seule, je n'ai rien pu faire. J'ai dû demander de l'aide. J'ai croiser le chemin des AA. C'est une solution.

Je vous souhaite le meilleur

A demain



Premier partage

J'ai écrit ce texte dimanche soir. C'est plus ou moins “brouillon” mais l'idée principale étais de faire le point sur ce que j'ai découvert mais surtoutde partager sur comment je me sentais intérieurement depuis l'arrêt de l'alcool et du cannabis. N'hésitez pas à me poser des questions. Bonne lecture. Lo

Mes progrès Le dimanche 7 juin 2009 

Depuis que je suis abstinente, c'est-à-dire le 21 mars 2009, j’ai fait des progrès sur moi-même et pour un mieux être. Mon but est d’avoir une abstinence heureuse et bénéfique pour moi-même et les autres. Cette quête intérieure, je l’ai commencé il y a très longtemps. Peut être depuis toujours. En effet, je ne me suis jamais sentie bien, jamais comprise ni aimé. Bien sûr, j’ai étais aimé par mes parents, à leur façon. Je comprends, en écrivant, que dès ma naissance, je ne m’aimais pas. Je ne comprenais pas les attitudes des adultes, pourquoi tant de haine, tant de peur ? 

La peur, elle transpirait et rendait l’air lourd. Elle me pénétrait au plus profond de  mon être. Je savais, au fond de moi, qu’il n’y avait rien à craindre, je le sentais mais je ne pouvait pas faire faux bond aux adultes, comment aurais-je fais ? J’ai donc laissais faire, j’ai cru à leur peur, je les aie vécues. Elles ont guidées ma vie, elles sont devenues partie intégrante de moi. Je les aie encouragées, elles ont pris les commandes. Elles me rendaient la vie insupportable, elles m’ont empêchés d’aimer, de m’aimer. En fait, elles m’ont emmené vers les substances qui permettent de les esquiver. Géniales, grâce à l’alcool et au hasch, j’avais moins peur. Le pied, rien ni personne ne m’effrayaient. Je pouvais enfin exprimer ce que mon âme hurlait. Rien à foutre !! J’avais tellement contrôlais mes rires, mes chagrins, mes colères. Ces dernières terrifiaient les grands… Ne pas trop s’exprimer, s’effacer pour ne pas ce faire remarquer, pour ne pas avoir l’air faible !! Ah, la faiblesse !! Danger… Surtout, la cacher… Qui sais, on pourrait croire que nous sommes humains…Quelle honte… Faut être forte. Faut se contrôler, ne rien montrer. Et si les autres s’en servaient contre nous… Vous vous rendez compte ? Avec la défonce pas de prise de tête, c’est cool, nous sommes tous pareil, dans la fuite, le « no cares » !! Nous sommes protégeait. En paix dans notre bulle. Rien ne peut nous atteindre même l’amour. Aucun danger, aucun risque d’être déçu ou de se tromper… Rien à foutre…Tous des cons et moi avec… 

J’ai cru longtemps qu ils avaient raison, ne rien oser pour ne rien risquer… Pour ne pas être déçu et si jamais ? On ne sait jamais, nous pourrions être heureux ? Nous n’avons pas le droit.  Ben oui, souviens toi, nous sommes des pêcheurs, des faibles de la chair. Seul quelques élus ont la suprême Vérité. Ils nous l’ont dit, ils nous l’on ancré dans nos chairs, depuis des siècles et des siècles. Nous, nous sommes des bons à rien, nous sommes des pêcheurs, des être tellement imparfaits, tellement pas comme eux. La peur nous a été imposée pour nous faire croire que nous n’avons pas le droit d’être heureux et combien nous sommes imparfaits. Ces êtres éveillés ont-il étaient heureux ? Je ne le sais pas, je l’espère car je ressens au plus profond de ma conscience que je suis, nous sommes, ici bas pour cela, rien que pour cela. 

Que de souffrance et de dégoût de moi-même pour comprendre cela. Combien d’alcool et de hasch ai-je du absorber, acheter pour comprendre cela. Tellement de colère et de haine des autres pour que je comprenne cela ! C’est fou de vivre des expériences d’extrême haine de soi pour en arriver là ! Combien de fois m’ai-je humilié, salie, pervertie ! Combien de mensonge et d’hypocrisie pour arriver au bonheur intérieur. J’ai conscience que tout le monde ne doit pas passer par là pour en arriver à Toi mon cher Bonheur. Je T’ai cherché partout où je pensais Te trouver. Et où Te cachais tu ? Là, juste là ! Tout près de moi. En moi. Je T’ai trouvé dans l’acceptation totale de ma détresse. Je T’ai trouver quand j’ai cesser de lutter contre ces produits qui avaient pris la maîtrise de ma vie. Je T’ai trouvé quand j’ai Lâcher prise. Quand j’ai osé dire « j’ai peur », « je ne suis pas parfaite ». Je T’ai trouvé quand j’ai admis ma totale impuissance face à mes dépendances. Je T’ai trouver quand j’ai cesser de chercher au dehors de moi. Je T’ai trouver quand j’ai cesser d’accuser mes parents, les autres d’être responsables de ma souffrance. 

Aujourd’hui, je Te découvre, je Te chéri. Je T’explore sous toutes les coutures. Parfois je crains de Te perdre mais quand je me pose, Tu es là, juste là. Tu me guides sur le chemin pour faire naître, faire vire l’Amour. L’Amour de soi. Ca marche !! Je T’ai enfin trouvé, je Te vis. C’est si simple que j’ai envie de pleurer. Pleurer de joie. Je souhaite à chaque être de Te ressentir. C’est en me regardant telle que j’ai agis, pensé et vécu pendant toutes ces années de défonce que je T’ai ouvert la porte. Tu est venu Plein d’Amour et de compréhension. J’ai tout Ca en moi ? Dire que je T’ai rencontré il y a peu de temps. 

Biensûr longtemps, je T’ai appelé, souhaité, implorer puis maudit, je T’ai même trouvé con, ridicule. J’ai pensé que Tu n’étais pas pour moi. Mais secrètement je n’ai jamais cessé de Te chercher. J’ai compris qu’au-delà de t’imaginer, j’ai dû agir, poser des actes concrets car mes compagnons de vie, l’alcool et le hasch, faisaient barrage. Ce n’était pas leur avantage que je te trouve… Ben oui, je n’aurais plus besoin d’eux si Tu prenais leur place. Je les ai laissé tellement de fois et Tu n’arrivais pas, je ne Te trouvais pas, je ne Te ressentais pas, alors je suis retourné vers mes chères cruelles. L’effet était immédiat. Cash, elles me faisaient planer direct. Du moins pour un temps. Très vite, elles devenaient indispensables et prenaient toute la place dans ma vie ; celle de mon fils, de mon travail, de mes amis, de mon corps, de ma raison et de moi-même. Elles reprenaient le contrôle à chaque fois. Et ceci pendant 20 ans. Vingt ans de bataille, de bagarre et de lutte pour comprendre que je devais juste lâcher prise  Elles m’ont fait perdre du temps mais dans le fond, cela valait la peine car je T’ai trouvé mon Très Cher bonheur intérieur. Tu es meilleur que je le pensais. J’ai compris que toutes ces années de défonce, de déchéance m’ont permis de me comprend, de me connaître, d’accepter mes faiblesse, mon humanité et celle des autres. D’être sincère pour ne plus retourner d’où je viens. C’est mon expérience de vie. Tout reste à créer, à imaginer, à mettre en action pour continuer mon chemin avec Toi Mon Cher Bonheur intérieur. Te rencontrer fût simplement compliqué. 

Mon souhait, aujourd’hui, est de continuer à Te connaître, Te découvrir chaque jour et surtout de Te partager avec d’autre. Tu es tellement Bon avec moi. Tu es une partie de moi-même que je ne soupçonnais pas. Comme je le disais je ne Te pensais si près de moi, si disponible à tout moment. Simplement, en me posant, en respirant, en me recentrant, en m’aimant un tout petit peu car nous sommes des Amis qui venons de se rencontrer. Nous nous apprivoisons. Et oui, avec tout ce que j’ai fait dans ma vie, dans mes défonces ; les mensonges, les trahisons, les gestes de violence, les erreurs et les échecs ; je ne pensais pas Te mériter. Je pensais que j’étais une mauvaise fille qui ne savait pas se maîtriser. Je me pensais malsaine, coupable de mon alcoolisme. Les gens me disaient que si je le voulais vraiment je devais arrêter ou modérer ma consommation. Eux, ils y arrivaient. Alors pourquoi moi, je buvais et je fumais à en perdre la raison. Bad girl !! En fait, je suis tout simplement dépendante, je suis une malade alcoolique. 

Tu sais, j’ai cru Te trouver certaine fois : lorsque je trouver du bon shit ou lorsque je n’avais fais aucune connerie sous alcool ou encore quand j’ai conclu avec un beau mec. Je croyais que Tu étais là mais rapidement tout repartait en couille. J’agressais quelqu’un, le mec m’avait baisé et je tombais sur du mauvais bédo… C’était un bonheur factice, éphémère. 

Lundi 8 juin 2009   

         Ca fait drôle de relire ces lignes. Cela me replonge dans mes excès. Elles me rappellent combien j’étais mal. Combien ce fût difficile d’arrêter et de juste essayer de vivre sans produits dans mon corps, dans ma tête.

        En fait j’ai bu mon premier verre d’alcool le 23 décembre 1987. J’avais 15 ans. Je n'avais pas envie de boire mais ils copains insistaient, pour fêter noël ensemble. J’étais amoureuse. J’ai cédé. Première cuite. Je n’aimais, tellement, pas le goût de l’alcool, j’ai coupais le champagne avec du sirop de menthe. Ca passait mieux. J’ai fini complètement saoul et j’ai fait n’importe quoi. Les 2 ans qui ont suivi, j’ai bu normalement comme tout le monde. Jusqu’au jour où les drames de la vie ont commencé. Le premier fut la mort d’une copine sous mes yeux, j’avais 17 ans. Et c’est là que l’enfer a commencé. 

         Dès que je prenais un verre, je ne pouvais m’arrêté, j’ai fait plusieurs coma. J’étais très mal. Je faisais n’importe quoi. Aucune peur, aucune estime pour personne, et encore moins pour moi-même. J’ai frappais des copines, dont une qui était à 6 mois de grossesse. Mon Dieu, j’ai honte. J’ai couché avec des hommes sans protection, sans Amour, sans respect. Rien à foutre. Seule ma douleur, mon mal être comptait. Je bossais tant bien que mal. Dans le boulot, j’ai eu de la chance car mes employeurs m’aimaient bien. Je trouvais toujours une bonne excuse pour les lendemains de cuite. Ca marchait. J’en ai dit des mensonges pour pouvoir me défoncer tranquille et fuir mes responsabilités. Les copains me pardonnaient mes pétages de plomb. Je culpabilisais mais j'avais encore plus soif. Une soif obsessionnelle.

Je dois aller au boulot. 

A ce soir   



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